7 juillet 2021

Le G des francs-maçons

Comme je suis d’un naturel curieux et que, plus encore que de me poser des questions, j’aime essayer d’y répondre, j’ai décidé de parler d’un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre : le G maçonnique. Que peut-il bien signifier ?

Même en fouillant longtemps sur Internet, on ne trouve aucune explication intéressante au sujet de la signification du G des francs-maçons. C’est normal, les francs-maçons ont juré de garder le secret et affirment, au moment de leurs initiations, qu’ils acceptent d’être étripés, entre autres joyeusetés, s’ils révèlent ce qu’ils savent. Comme je n’ai rien à faire avec ces humanistes qui, rappelons le, ne sont pas une secte car, ils aiment le répéter, “il est facile d’entrer dans une secte et il est difficile d’en sortir alors qu’il est difficile d’entrer en maçonnerie (sauf quand on a du pouvoir) et qu’il est facile de quitter la franc-maçonnerie”… les pieds devant, évidemment…

Bref, n’ayant rien à faire avec ces gens qui se prennent très au sérieux, je peux émettre des hypothèses, enfin, une hypothèse, très différente de la plus répandue selon laquelle G serait l’initiale de “God”, c’est à dire Dieu en anglais – sauf que, premièrement, ces gens se contrefichent de Dieu et que, deuxièmement, pourquoi ce fameux G n’aurait-il une signification qu’en anglais alors que tous les symboles, maçonniques ou non, ont une signification universelle, au-delà du langage et, qui plus est, au-delà d’une langue parmi tant d’autres, eut-elle autant d’importance que l’anglais ? D’ailleurs, entendons-nous bien, à l’époque où est née la franc-maçonnerie, les États-Unis d’Amérique n’existaient pas et l’Angleterre n’était pas plus importante que la France. Pourquoi donc aurait-on choisi comme symbole l’initiale d’un mot anglais ? Cela n’a aucun sens ! Si G devait être considéré comme une initiale, ce serait plutôt celle de :

d’après le nom du mec qui, un soir, sur le pont de l’Alma, aurait fondé “Les agapes de la suffisance” mais cette hypothèse ne me paraît guère crédible et, si vous avez regardé la vidéo entière, vous avez perdu un temps précieux que vous auriez pu consacrer à la recherche de la vérité, celle qui nous rendra libre, souvenez-vous. Réfléchissez, que diable ! Et si vous n’en êtes pas capable, suivez à la lettre mes enseignements sacrés, vous parviendrez sans peine à l’illumination.

Non, de toute évidence, le G maçonnique ne doit pas être compris comme une lettre mais comme tout autre symbole, maçonnique ou non, c’est à dire comme un symbole et non une lettre. Je sais, cela ressemble à une lapalissade, n’empêche que je n’ai jamais lu aucun article à ce sujet alors que je sais presque tout ce qu’il est humainement possible de savoir, c’est l’hypothèse la plus simple et la plus plausible : le G maçonnique n’est pas une lettre, initiale ou pas, mais un symbole. Bien qu’ils utilisent un G majuscule plutôt qu’un g minuscule, que ce soit pour brouiller les pistes ou pour symboliser le fait qu’ils se croient supérieurs à ceux qu’ils appellent les “profanes”, G ne peut donc être compris que comme le symbole “g”, c’est à dire la lettre utilisée en physique pour symboliser la gravitation universelle (9,81, si ça vous intéresse, auquel cas vous êtes un geek. Non pas un nerd, un geek ; les nerds, le savaient, eux, ainsi que mes nombreux disciples qui ne réalisent pas tous la chance qu’ils ont de m’avoir pour Grand Maître).

Bon, d’accord, et maintenant ? Pourquoi la gravitation universelle ? Eh bien ouvrez bien vos oreilles et vos esprits, il y a un lien avec un sujet qui obsède les franc-maçons — plus que raconter que ceux qui prétendent qu’ils violent des enfants sont fous ou, pire, sont de vilains conspirationnistes : les pyramides. Eh oui, les franc-maçons sont fous… de pyramides. Cela se comprend, dans franc-maçon, il y a…

“maçon” (ceux qui ont répondu “franc” ont parlé trop vite) et les pyramides sont les premiers édifices dignes de ce nom bâtis sur Terre — la tour de Jéricho a été construite longtemps avant mais elle ne mesurait que 8,5 mètres de haut, la nulasse, aucun intérêt pour ces messieurs qui, je le rappelle, sont très importants.

Les pyramides, ça c’est un truc qu’il est digne de leur intérêt. Malheureusement, aucune hypothèse plausible sur le plan scientifique n’a jamais été avancée pour expliquer comment les égyptiens ont pu, il y a 3500 ans, avec des outils rudimentaires, construire des édifices avec des millions de blocs de pierre dont la masse moyenne est estimée à 2,5 tonnes (pour la pyramide de Gyzeh) alors qu’il n’y avait aucune carrière aux alentours — forcément puisque les pyramides sont dans le désert.

Bref, aucune explication scientifique n’a jamais été donnée sur la manière dont les égyptiens s’y sont pris pour bâtir les pyramides. À côté de ça, si elle peut paraître peu plausible, l’hypothèse d’extra-terrestres ayant fourni une connaissance et une technologie inconnues à l’époque – ainsi qu’encore de nos jours – ayant rendu possible la construction des pyramides n’est pas impossible. Cette hypothèse est certes peu plausible pour le commun des mortels qui n’est pas doté de la science immense et de l’intuition médiumnique qui sont les miennes mais elle n’est pas impossible sur le plan scientifique. Aussi abracadabrante qu’elle puisse paraître au premier abord, cette hypothèse reste donc la seule probable dans l’état actuel de nos connaissances.

Or les francs-maçons sont obsédés par le secret et le besoin de se sentir supérieurs — si, si, même Wikipedia l’affirme, lisez plutôt sa définition : “Le terme franc-maçonnerie désigne un ensemble d’espaces de sociabilité sélectifs qui recrutent leurs membres par cooptation et pratiquent des rites initiatiques se référant à un secret maçonnique et à l’art de bâtir” . Si vous trouvez cette définition compliquée, je vous l’explique : “sociabilité” signifie qu’ils sont sympas et “sélectifs” veut dire “mais pas avec vous, imbécile de profane”. Une fois éliminés les mots compliqués, l’essentiel est de retenir “secret maçonnique” et “art de bâtir” donc si les francs-maçons savaient quelque chose de croustillant au sujet des pyramides, ils ne nous le diraient pas, les bougres, c’est super secret, ils garderaient jalousement leur connaissance. Mais moi qui suis très sage et très bon, je vous la dis, la vérité, chers disciples et chers lecteurs (pensez à verser votre cotisation) : les  extra-terrestres ont construit ou aidé à construire les pyramides et l’une des technologies utilisées était le contrôle de la gravitation. C’est donc en supprimant de manière temporaire le poids des blocs de pierre que des extra-terrestres ont construit les pyramides avec l’aide d’humains qui pouvaient sans problème soulever ces blocs soulagés de leur poids — oui, tout à fait, vous avez raison au premier rang, comme dans “Astérix et Cléopâtre”, sauf que ce n’étaient pas les esclaves qui buvaient la potion magique, c’était les blocs de pierre.

Ce G que les francs-maçons affichent fièrement en croyant nous jeter au visage notre ignorance, ce G dont je me demande ce qu’ils sont prêts à faire pour en découvrir la signification, car on ne la leur révèle sans doute pas dès le premier degré, il faut bien leur donner envie de gravir les échelons, ce fameux G représente donc, il suffit d’y réfléchir quelques minutes, la gravitation universelle — eh oui, dans toutes les langues, c’est le principe du symbole.

Maintenant, comme réfléchir est très fatiguant — c’est bien la preuve que les francs-maçons ne violent pas les enfants, vous pensez bien qu’en sortant de loge à 2h du mat’ après avoir longuement planché sur des sujets hautement philosophiques, ils ne sont plus en état d’avoir une érection — je vous propose de vous détendre en écoutant “Levitating” de Dua Lippa :

et comme, bien qu’étant plus chien que chat, j’aime bien retomber sur mes pattes, je vous invite à regarder le signe que fait DaBaby à 1’02 :

un “g” en ASL (langue des signes américaine) ! Dans une vidéo évoquant la lévitation, ça donnerait presque envie de devenir conspirationniste… mais nous savons bien que les différentes théories du complot sont des légendes urbaines probablement lancées par des chômeurs qui s’ennuient. La preuve : il n’y avait pas de conspirationnistes après guerre, quand tout le monde avait du travail.